Comprendre l'aménagement de bureaux

CAT A, CAT B : ce que signifient ces termes (et qui paie quoi)

Plateau de bureaux vide livré avec moquette, faux plafond et éclairage, avant aménagement
Photo : Ged Carroll, CC BY 2.0, Wikimedia Commons

L'essentiel en 30 secondes

  • CAT A : le plateau livré par le bailleur, avec plafonds, éclairage, chauffage-climatisation et sanitaires. Il est utilisable, mais vide et non cloisonné.
  • CAT B : tout ce que le locataire ajoute pour ses besoins : cloisons, salles de réunion, cuisine, câblage, finitions, souvent mobilier.
  • En règle générale, le bailleur finance le CAT A et le locataire le CAT B, mais tout se négocie dans le bail.
  • Ces termes viennent de la pratique anglo-saxonne et n'ont pas de définition légale : faites toujours lister le contenu précis dans un descriptif annexé au bail.

Si vous visitez des bureaux à louer, vous entendrez forcément ces deux sigles. Ce sont des niveaux de finition d’un plateau de bureaux. Pour faire simple, CAT A correspond à un appartement neuf livré peint, avec cuisine et salle de bains raccordées mais sans meubles ni cloisons ajoutées. CAT B correspond à l’appartement une fois que vous l’avez aménagé à votre goût.

Les trois niveaux de livraison

NiveauCe qu’il contient en généralQui le finance habituellement
Shell & core (coque)Structure, façades, parties communes, ascenseurs, arrivées des réseauxBailleur
CAT AFaux plafonds, éclairage de base, chauffage-ventilation-climatisation, faux plancher ou goulottes, sanitaires, sécurité incendie de baseBailleur
CAT BCloisons, salles de réunion, accueil, cuisine, câblage informatique, adaptations techniques, revêtements, signalétique, mobilierLocataire, avec participation éventuelle du bailleur

Le mot juste : « CAT » est l’abréviation de category. Il ne s’agit pas d’une norme française mais d’une convention de marché. Seul le descriptif technique annexé au bail fait foi.

Pourquoi la frontière entre CAT A et CAT B compte

C’est là que se joue une bonne partie de votre budget. Trois situations reviennent souvent :

  1. Vous défaites du CAT A pour faire du CAT B. Par exemple, vous déplacez des bouches de climatisation pour créer des salles de réunion. Ces adaptations coûtent cher et sont à votre charge.
  2. Le plateau est livré « en l’état ». L’ancien locataire a laissé ses cloisons. Vous gagnez du temps si elles vous conviennent, mais vous payez le désamiantage, le curage ou les adaptations si elles ne vous conviennent pas.
  3. Le bailleur propose un CAT A+ « clé en main ». C’est pratique, mais vérifiez que les choix faits (nombre de salles, cuisine) correspondent à votre façon de travailler.

Attention : en fin de bail, une clause peut vous obliger à revenir au CAT A, donc à démonter votre CAT B à vos frais. Chiffrez ce coût dès la signature.

Comment s’en servir pour comparer deux offres de locaux

Demandez aux deux bailleurs leur descriptif CAT A, puis faites estimer par un space planner ou un contractant général le coût du CAT B sur chacun des plateaux. Un loyer plus bas peut cacher un CAT A pauvre qui alourdira vos travaux.

Pour la suite, voir combien coûte l’aménagement au m² et les 7 étapes d’un projet.

Questions fréquentes

Le CAT A est-il le même partout ?

Non. Il n'existe pas de norme officielle : un CAT A récent inclut souvent faux plafonds, éclairage LED, faux plancher technique et climatisation, mais chaque bailleur a son propre descriptif. C'est ce document qu'il faut comparer entre deux offres de locaux.

Qu'est-ce qu'un « CAT A+ » ?

C'est un CAT A enrichi de quelques aménagements standards (une cuisine, quelques salles de réunion, parfois du mobilier) pour que le locataire puisse s'installer plus vite. Le loyer en tient généralement compte.

Peut-on demander au bailleur de financer une partie du CAT B ?

Oui, c'est courant dans les négociations, sous forme de participation financière aux travaux ou de franchise de loyer. Voir notre guide sur le financement des travaux.

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